Questions: Mauritius Youth Parliament, Session 1

Le 25 septembre, YUVA organise un atelier pour trouver des solutions pour améliorer la qualité de vie de nos animaux.

C’est fini l’époque où les animaux n’étaient appréciés en fonction de leur utilité. Désormais, ils éveillent en nous de vraies émotions et nous sommes nombreux à les considérer comme faisant partie de la famille. Qu’est-ce qui suscite en nous cet amour pour ces petits êtres sans défense? C’est peut-être le fait que nos animaux domestiques nous donnent un amour inconditionnel et peut importe qui est son maitre, son animal l’idolâtra. Si l’humain peut devenir l’ange gardien d’un animal il est également son ennemi. Regardez donc autour de vous, si un enfant dit adorer les chiens, certains adorent taquiner les chats en tirant leurs oreilles ou en écrasant leurs queues. Combien de fois avons-nous arraché les ailes des mouches sans états d’âme? Selon Freud, « l’enfant est un pervers polymorphe qui fait feu de tout bois pour satisfaire ses pulsions ». Cependant, en grandissant, ils changent et traitent bien les animaux car ils trouvent en eux des amis. Malheureusement, si Maurice est connu comme l’ile paradisiaque, il ne l’est pas pour la race canine.

Question 1

Doberman, American Staffordshire et autres molosses sont considérés comme étant dangereux. Cependant, malgré l’interdiction d’importer ces chiens de races, on voit que les Mauriciens sont nombreux à vendre ces chiens sur les réseaux sociaux. Nous savons qu’entre 2012 à 2014 nous avons eu plus de 5 cas d’attaques contre l’homme. Le ‘Dangerous Dogs Bill’ avait prévu d’interdire l’importation d’une vingtaine de races, parmi le Rottweiller. Ce projet de loi parviendra-t-il à mettre fin aux attaques de molosses?

Qu’est-ce que les autorités concernées font pour renforcer les lois contre l’importation de ces molosses ?

Question 2

Nous constations que les Mauriciens sont nombreux à vendre toutes sortes de chiens sur Facebook. Parmi nous repérons les griffons, les Rottweilers, les Bergers Allemands et les Doberman. Or la majorité de ces personnes n’ont pas de permis et ne nourrissent ces animaux dans de mauvaises conditions. Le frais d’enregistrement pour 1-5 chiens est à Rs 10 000, 6-10 chiens à Rs 25 000 et plus de 10 à Rs 100 000. Les éleveurs sont nombreux à ne pas avoir un permis et en conséquent les autorités n’arrivent pas à faire un suivi sur les conditions de vie des chiens.

Ne croyez-vous pas que si les autorités concernées baissaient le cout de ce frais d’enregistrement, plus de personnes auraient respecté la loi en ayant leur permis d’éleveurs comme la loi le recommande?

Question 3 et 4

La MSAW enfreignent toutes les lois sur le respect des animaux, sans exception. Des chiens errants, capturés aux quatre coins de l’île, sont poussés hors de fourgonnettes à coups de jets d’eau glacée dès leur arrivée à la fourrière. Ils sont ensuite entassés en meutes dans des niches insalubres, où ils attendront durant trois jours la mort. Pire encore, la mise à mort des chiens est réalisée avec une extrême brutalité. Le gouvernement avait aboli l’euthanasie, et promu une nouvelle politique pour l’éradication des chiens errants en ligne avec les pratiques internationales. Malheureusement, après les dernières élections, le ministre du Tourisme et le ministre de l’Environnement ont décidé de rétablir l’euthanasie, et ont lancé une vaste campagne d’éradication.

Est-ce que l’euthanasie est une solution pour éradiquer le problème des chiens errants? Que fait le gouvernement pour cesser ces pratiques barbares envers les animaux ?

Question 5

La majorité de nos chiens errants ont un maitre qui les a abandonnés. Les statistiques disent qu’il y a une population de 57 000 chiens errants et que parmi 20 % ont des maitres qui les laissent se promener librement dans les rues. Certains maitres les abandonnent carrément sur le parking d’un super marché ou dans un endroit retiré.

Pour mettre fin à ce problème, le gouvernement ne devrait-il pas mettre une loi pour obliger les propriétaires des chiens à déclarer leurs animaux de compagnie?

Question 6 et 7

En 2014, le Ministère de l’Agro Industry avait fait un projet pilote « Mauritius Humane Dog Population Management ». Dans ce projet, les autorités concernées voulaient collaborer avec les différentes ONG pour faire une grande campagne de stérilisation à travers l’ile. Ce projet incluait de recruter plusieurs vétérinaires afin de les former pour aller dans plusieurs districts pour stériliser les animaux.

Combien de nouveaux vétérinaires a-t-on recruté dans le secteur public?

Ce projet parlait également de trouver un car automobile équipéé de tous les matériels adéquats pour bouger dans la localité des propriétaires étant donné que certaines personnes ne peuvent pas se déplacer dans les différents centres pour stériliser leurs chiens?

Est-ce que projet a été mis en place? Combien de chiens a-t-on stérilisé jusqu’à présent?

Question 8

Nous savons que PAWS recueille les animaux pour lui trouver un foyer. Est-ce que la MSAW en fait de même ou tue-t-elle tous les chiens capturés?

Nous savons que sur les réseaux sociaux, une bonne poignée de personnes sont en train de chercher des familles pour les chiens errants spécialement les chiots.

Est-ce que les autorités ne devraient-ils pas encourager ces personnes en les fournissant l’aide nécessaire incluant de la nourriture ou des vaccins gratuits en attendant que ces personnes trouvent un foyer pour les animaux?

Question 9

Malgré la campagne intensive Save Our Monkeys lancée par la British Union Against Vivisection (BUAV) à Maurice, la vente de singes aux laboratoires étrangers pour les besoins de la recherche médicale ne ralentit pas. En 2014, de janvier à juin 4 918 macaques ont été exportés. Entre janvier et juin 2010, 3 088 primates ont été exportés pour une somme totale de Rs 367,5 millions, soit une moyenne d’environ Rs 120 000 par animal. L’exportation de singes pour des recherches médicales se font notamment en France, Italie, Allemagne, Canada, Mexique, Singapour, Espagne, le Royaume-Uni et Etats-Unis. Ils sont attrapés par la queue ou les pattes et balancés dans une cage ; d’autres sont tatoués sans anesthésie ou se font enfoncer des aiguilles dans les paupières… Ce serait là le traitement infligé à des macaques dans une ferme mauricienne.

Que compte faire les autorités pour donner un meilleur traitement aux singes? 

Question 10

Il faudrait savoir que Maurice n’a pas seulement un problème de chiens errants mais également de chats errants qui finissent souvent sous les roues des voitures. Un couple de chats non stérilisés peut engendrer une descendance de plus de 20 000 chats en quatre ans? À PAWS les chats sont nombreux à attendre qu’une famille les adopte. Ce qui est difficile car arrivé à l’âge adulte, les chats ont des difficultés à s’habituer à un étranger.

Nous parlons de stérilisation des chiens, qu’est-ce que les ONG et le gouvernement fait en ce qui concerne les problèmes de chats errants?

Accomplissons notre devoir envers les animaux

Si notre intelligence est supérieure à l’animal il faudrait savoir que l’homme partage 99 % de son ADN avec le singe. Nous vivons avec les animaux et notre supériorité nous donne certaines responsabilités envers nos amis les bêtes qui n’ont pas le moyen de communiquer.

Souvent lorsque nous parlons de la protection des animaux, nous faisons référence à des animaux domestiques – qui ont des maîtres. Qu’en est –il des animaux sauvages ou des insectes ? Est-ce que les autorités travaillent assez pour protéger ces derniers ?

Les animaux sauvages sont souvent enfermés dans des zoos au titre de patrimoine de l’humanité. Mais sont-ils vraiment heureux loin de leurs habitats naturels et enfermés dans des endroits étroits ? Cependant, si on parle de la protection des animaux, il faudrait comprendre que certains animaux sauvages sont bien plus en sécurité dans des réserves ou des zoos que dans leurs jungles exposés aux prédateurs. C’est pour cela qu’il faut bien définir le mot protection pour comprendre si ce mot s’arrête sur le fait qu’il faut garder l’animal en vie ou de veiller à son épanouissement.

Pour améliorer la qualité de vie de nos animaux, nous devons commencer de cesser de rejeter la faute sur les autres “ce n’est pas moi, c’est eux qui l’ont fait (le font)” maintiendront les choses telles quelles.  C’est en regardant les faits tels qu’ils sont, en faisant face à la vérité de ce qui a été/est encore, en étant pleinement conscient et responsable, que l’on pourra changer le monde.

La disparition des espèces est un phénomène naturel. Toutefois, à cause des activités humaines, elles s’éteignent à un rythme cent à mille fois plus élevé. Si la tendance se maintient, certains scientifiques estiment que plus de 50 % des espèces connues auront disparu à la fin du XXIe siècle…

Nous ne faisons pas seulement que de mettre les espèces de certains animaux en danger. Nous les affligeons également des souffrances comme la vivisection. Ne croyez-vous pas que ces animaux qui testent des produits de beauté sont en train de vivre un vrai calvaire !  Pour mettre fin à tout ceci, il faudrait que nous commencions à faire attention à ce qu’on achète et ainsi de cesser d’acheter des produits non testés sur les animaux.

Prenons un autre exemple. Pour noël, nous sommes nombreux à consommer du foie gras. Mais avez-vous songé à ces oies qui souffrent le martyre que pour régaler les gens à Noël ! En effet, les oies sont gavées de façon cruelle pour faire gonfler leur foie. Il suffit que nous cessions d’acheter ces produits qui contribuent aux commerces inhumains.

La liste des souffrances du monde animal est longue et on pourrait en remplir des pages sans en venir à bout.

Dhana Lalljawheer
Secrétaire général de YUVA

Animal Welfare & Rights: Mauritius Youth Parliament, Session 1

This house believes that animals have rights.

The claim that animals have ‘rights’ was first put forward by the Australian philosopher Peter Singer in the 1970s and has been the subject of heated and emotional debates ever since. Often the same organisations that campaign on environmental issues (e.g. Greenpeace) are also concerned for the welfare of animals: both sets of concerns derive from a commitment to the value of Nature and the Earth. The question of animal welfare might well come up in a debate on biodiversity, and is one with so many political and social implications that it is also worth having in its own right.

This session of the Mauritius Youth Parliament (MYP) is about the ethical principles at issue; the separate debates on biodiversity, vegetarianism, zoos, blood sports, and animal experimentation deal with more of the concrete details.

Since the notion of rights was developed, society has slowly moved to include more and more groups under the protection of those rights. It seems absurd now to suggest that women, the poor, and people who are not Caucasian should not have rights. Some argue that it is equally absurd to exclude animals. Will we someday regard the status quo as equally unethical as the time of slavery and female oppression? Or do rights only extend as far as the human race? Can we treat animals in a more ethical fashion without giving them rights? What would change if we did give animals rights?

A note on strategy

Many harms can be identified by the proposition in this debate session. We frequently harm animals when we eat meat, wear leather or fur, engage in battery/factory farming, engage in horse-racing, scientific testing, hunting, trapping, and culling or keep animals in zoos and circuses. We even harm our own pets when we put them down, refuse to provide expensive medical treatment, over or under feed them, neglect to pay them attention, keep them in small enclosures, keep them in our handbags or cars or force them to perform in shows, wear clothes etc.

We need to protect animals with rights. The proposition will have to make some decisions as to which of these activities they want to protect animals against. They need also to decide which rights they will grant animals. Will it be all rights that human beings have? Will it be only the right to life?

YUVA argues that the only right animals need is the right not to be considered property.

The opposition does not have to argue that we can do whatever we want to animals. They may argue that we have only indirect duties to animals or that we should still avoid cruelty to animals but should not give them rights.

Invitation

YUVA invites the public at large to attend the first session of the Mauritius Youth Parliament (MYP) to discuss Animal Welfare, on Friday 25 September 2015 at 9:00hr, Council Room of Municipality of Port Louis.

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